L’Église catholique belge soutient les clandestins grévistes qui réclament la régularisation
J’ai écouté l’homélie du père De Kesel et je suis encore un peu ébloui.
« Depuis sept semaines, des centaines de personnes en situation irrégulière dans notre pays, font une grève de la faim dans l’église du Béguinage à Bruxelles ainsi qu’à l’ULB et à la VUB. Leur état est actuellement critique. Chaque jour sans solution les rapproche de la mort. Cette situation est dramatique.
Tout comme l’Union des Sans-Papiers pour la Régularisation (USPR), le Cardinal Jozef De Kesel se dit satisfait de l’avancée des discussions avec les autorités pour examiner si certains blocages qui entravent les possibilités de procédure d’octroi de séjour ne pourraient être levés et si des circonstances exceptionnelles ne pourraient pas être invoquées.
Le Cardinal De Kesel comprend le dilemme auquel font face les responsables politiques. Il tient néanmoins à rappeler avant tout que, malgré leur situation illégale dans notre pays, il s’agit d’êtres humains : des personnes en danger qui appellent notre compréhension et notre compassion. »

Le cardinal De Kesel n’en est pas à sa première percée progressiste. Il déclarait il y a quelques semaines :
« L’homosexualité n’est plus un crime. Notre société l’a compris et à son tour, l’Église doit le faire et accepter que d’autres relations soient possibles. On ne peut associer l’amour au péché. »
Des positions qui jurent avec la continuité historique de l’Église catholique qui, jusqu’au siècle dernier, était ouvertement conservatrice. Une chance que cette religion soit en situation de mort imminente. Nietzsche le disait déjà en son temps : le prêtre est un empoisonneur, et la religion du crucifié : une déclaration de guerre à tout ce qui est beau, fort et majestueux ; un moyen pour les agneaux de prendre le dessus sur les oiseaux de proie.

« Tant que le prêtre passera encore pour une espèce supérieure, le prêtre, ce négateur, ce calomniateur, cet empoisonneur de la vie par métier, il n’y a pas de réponse à la question : qu’est-ce que la vérité ? La vérité est déjà placée sur la tête si l’avocat avéré du néant et de la négation passe pour être le représentant de la vérité… »
De Kesel est la manifestation de l’inversion des valeurs qui caractérise le christianisme.
« Il ne faut vouloir ni enjoliver ni excuser le christianisme : il a mené une guerre à mort contre ce type supérieur de l’homme, il a mis au ban tous les instincts fondamentaux de ce type, il a distillé de ces instincts le mal, le méchant : — l’homme fort, type du réprouvé. »
C’est pourquoi l’Église post-conciliaire, au même titre que les idéologies post-modernes que sont le féminisme, le cosmopolitisme et le sans-frontiérisme sont en réalité bien plus proches du christianisme originel que ne le furent Urbain II, Vlad Tepes, Jean de Capistran, Ferdinand d’Aragon et Philippe le Bel.
Grâce à des gens comme le cardinal De Kesel, cette religion est morte et enterrée.
Source : Cathobel
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