A la uneArticles de fondMonde

Bruxelles : la rue Edmond Picard sera rebaptisée rue Andrée Geulen. A quand une rue Cécile Vent-von Falkenhausen ?

Ixelles et Uccle, communes antifascistes de Bruxelles, comme toutes les communes francophones de Belgique, ont décidé de rebaptiser la rue Edmond Picard en rue Andrée Geulen.

C’était joué d’avance, vu qu’Andrée Geulen était une « résistante » et qu’Edmond Picard était antisémite.

Mme Geulen a organisé « la sortie des enfants juifs de leur famille d’origine et leur séjour dans des familles belges ainsi que dans des pensionnats. » Elle n’était pas donc comme la majorité des résistants d’alors, qui était encouragés par le gouvernement en exil à tirer dans le dos des soldats allemands, afin de provoquer des représailles contre la population locale, afin de créer une hostilité entre occupants et occupés, qui n’allait pas de soi en 1940.

M. Picard était « un influent théoricien de l’antisémitisme mais aussi partisan de la hiérarchisation des races et auteur de propos racistes. » Nous ne saurons évidemment pas quels propos antisémites il a tenu ni quels propos sur les races il a tenu. En général les gens de droite sont pour la séparation des races, pas pour leur hiérarchisation. C’est la gauche qui parle des races inférieures et supérieures, cfr. Jules Ferry.

En ce qui concerne l’antisémitisme et la deuxième guerre mondiale, veuillez vous rapporter aux livres de Norman Finkelstein (l’industrie de l’holocauste), de Gerard Menuhin (tell the truth and shame the devil), de Maurice Rajsfus (les juifs dans la collaboration). On pourra aussi a loisir consulter les vidéos de David Cole, de Roger Polacco de Ménasque, et de Bobby Fischer (Bobby and I). Tous sont d’origine juive et aucun n’est d’accord avec la version officielle des historiens sur les années 1930-1940.

Alexander von Falkenhausen était le gouverneur militaire de la Belgique et des département français du Nord et du Pas-de-Calais entre 1940 et 1944. D’abord arrêté par les Allemands suite à l’attentat raté contre Hitler en juillet 1944, il est ensuite arrêté par les Américains en 1945. En 1948, Falkenhausen est renvoyé en Belgique pour y être jugé, en mars 1951, il est condamné à douze ans de travaux forcés. Lors de son procès, il y rencontre la responsable de la résistance à Verviers, Cécile Vent et un début de romance se noue. En 1960, von Falkenhausen, veuf de sa première épouse, se remaria avec Cécile Vent, de 28 ans sa cadette. La presse internationale se rassembla à leur demeure à Nassau, dans la vallée de la Lahn (Allemagne). L’écrivain français Edmonde Charles-Roux trouva cette histoire très romantique et lui consacra un article laudatif dans le magazine Elle.

Ce sont des histoires saines et positives telles que celle-ci, montrant la réconciliation entre les peuples européens, que nous devrions entendre, plutôt que le ressassement constant d’histoires morbides.

Sources: bx1.be, le passé belge, ben-kurier.de